Lettre d'Antoine à son épouse Magdeleine, 1 mai 1812

Expéditeur : Antoine Morand
Expedié depuis : Sion

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Transcription

A Madame Morand de Jouffrey, rue des deux maisons
Sion le 1er mai 1812

Antoine compte être à Genève dimanche soir. Il était à Sion pour une affaire d'empoisonneurs ; ils ont échappé,

[...] Certainement j'aurais éprouvé bien plus de peine s'ils eussent été condamnés à mort, mais on ne peut expliquer les inconséquences humaines ; les débats qui ont duré le vendredi et le samedi n'ont fait que me convaincre davantage de leur culpabilité, mais la procédure avait été mal faite dans le principe, le rapport du médecin surtout et les jurés sont naturellement très en peine et fort embarrassés quand ils sont dans le cas de prononcer une peine capitale. Ce qui m'a fâché cependant, c'est de voir mettre en liberté tout de suite d'aussi grands monstres. Il n'y a pas de milieu, il faut les envoyer à l'échafaud ou les rejeter dans la société il est malheureux qu'il n'y ait pas d'intermédiaire. [...]

Antoine évoque une procession la veille, il était en première ligne et à la droite du préfet.

Magdeleine n'a pas un cocher trop brillant et elle est bien embarrassée de n'avoir point de domestique ; il l'a pris, vraisemblablement ; d'ailleurs tout le monde ici lui parle de son valet de chambre en habit noir et portant mon portefeuille, il a une « fort bonne tournure ».


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